Samedi 11 août 2007 6 11 /08 /Août /2007 19:21

 

 Si l Etre ignore ce qu il ne Sait point, nous ne nous trouverions pas moins ahuris, l abominable peur nous saisissant tout entier, celle d avoir à rendre des compte a la “Société Orduriaire”. La Société Orduriere etant ce qui trouvait son incarnation dans le Parti Methodique Ultra-Libéral. Organisation que nous nous acharnions à tracer – comme nous avions assisté à ce congrès, dans cet hotel, a leur habitude, quelques jours auparavant. Les conclusions d un projet secret issu de l Association des Représentants des Etats Internationaux, soit du Parti, cette année là, allaient être exposées. Il s agissait bien, à vue de Guerre, ou de Paix, on ne sait trop, de l etude socioéconomique des... stratégies de croissance intergénérationnelles des élites. Un projet nazi, tout simplement.

 

La bureaucratisation du mode de gouvernement, rationnel, légal, et légitime, avait engendré toute une série de... d abord paperasses, puis données digitales. Libre a l organisation « nulle » en valeur, l institution de recherche, de s y interesser. En réalité, nan, la Recherche est cette ... magistrale aliénation de l Etre, voué seulement, comme tout secteur, à offrir un service à la société marchande. Ce service, c est ... le pouvoir veritable, soit l information. L Observatoire Francais des Conjonctures Mondiales etait cette pieuvre bienfaisante qui nous permettait de vivre dans un Etat de félicité plus grande, la connaissance permettant de prevoir, et la prevision de vivre mieux, au niveau global. Si tous les citoyens etaient placés dans une cellule, avec deux trous pour fenetres, l un laissant entrer la lumiere, l autre le Regard du Gardien, alors nous nous trouverions, de manière collective, justement... dans cet etat de felicité encore plus grande, moins douloureuse, et plus juste. Mieux jugulés, mieux surveillés, et le ricanement diabolitquement votre se défendrait de l adequat de l angoisse. Le panopticon de Bentham, facilement concevable en ces heures de digitalisation du vivant en croissance, constitue un modèle ou l etat de justice, c est a dire, l utilité au niveau global, serait plus grande. Mais que cherchaient ils, exactement, cette Société Secrète qui en avait fait secession... ? Le Christ ? Le millénarisme avait encouragé les anticipations les plus folles en termes de paris sur l avenir. L echelle considérée était tout simplement celle d un Temps dilaté, en pleine accéleration, celui du Xxème siècle finissant. Le sommeil des citoyens moyens n avait d egal que leur capacité à jouir des « choses », appartenant deja aux classes dites « superieures » de la Société par leur seule appartenance à un Premier Monde. Mais cette dite Volonté de Puissance, à l’échelle d une génération, celle de ses prédécesseurs, pour leur disculpation morale, ne serait que l expression d une Volonté de Survie, à l’échelle globale, pour une premiere fois. soit d ecrabouillement à la fois des Autres et de la Nature.


 

 

Par morula
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Vendredi 3 août 2007 5 03 /08 /Août /2007 20:32
Le pion du jeu d echec, l assisté, la « merde sociale » , qui selon le libéral modéré, aurait fauté, peut etre, et cela le rachète à peine est d abord ce que l extreme droite neolibérale qualifie de « paresseux ». L arbitrage de chaque individu entre travail et loisir, dont le prix correspondont a celle de sa viande sur le marché du travail, détermine... son insertion professionnele – la discipline forcenée de la conscience trouvant dans la Morale le moyen de la mettre au travail, c’est à dire de s’accorder à la mesure du temps social. Elle permet l integration de programmes moteurs en programmes sociaux (ou de programmes sociaux en programmes moteurs, processus s effectuant dans les aires associatives, en relation avec le cervelet). La faculté d empathie serait un critère du Bon dans le ciel objectif des valeurs. Elle trouverait par ailleurs l’illusion d’une accélération dans la remuneration de l effort (semblable a un multiplicateur d investissement), integrée elle par les circuits de recompenses, noeud de la qualité meme, en retribution materielle, de l individu. Ce que cette gestion du temps social provoque de crises et de symptômes, la psychiatrie le traite à l aide d un arsenal chimique, un enfermement, et un traitement comprehensif.

A même de la substance cet l Etre-pour-la-mort, un vaste et laborieux discours, une multitude en guerre d’actionnaires de la Parole écrite- qu’on ne peut que saisir comme la fin sans finalisme de l’être-au-monde.
Par morula
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Vendredi 27 juillet 2007 5 27 /07 /Juil /2007 22:02
Décomposition du schizophrene.

Celui ci presente des moditications somatiques de son organe cerebral : elargissements des ventricules lateraux et du troisieme ventricule (les ventricules, piscine a liqueur cerebrospinale, etaient jadis consideres comme le siege de l ame ++), visible par la technique de la MRT, réduction du volume des tissus dans le systeme limbique, zytoarchitecture derangee ou quantité réduite de cellules dans le cortex associatif, le cortex prefrontal, l hippocampe, et les parties anterieures du thalamus.

Autant d observations, et une absence de conclusions evidente, et l envie de crever, encore.

Ainsi la science nazie continuera son oeuvre, dans l obscurantisme total de ce qui ne se donne jamais de certitudes absolues, la psychiatrie.

La science nazie permet ainsi de stigmatiser le malade mental comme... un organisme presentant un defaut, en lieu d une particularité, dysfonctionnement devant etre corrigé. La tare dans le lobe prefrontal, dixit Frau Doktor, dans les aires associatives, que je lui dis.

Dans l ensemble, les résultats experimentaux et cliniques sont incomplets, et une interpretation « causale » ne serait que « partiellement possible »

Mais le determinisme stipule qu on ne commande a la nature qu en lui obeissant – ne pas tout confondre, l Etre etant deja a son 4eme joint, aujourdhui


Par morula
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Vendredi 27 juillet 2007 5 27 /07 /Juil /2007 21:14

La question du déterminisme

Selon le fatalisme, tout ce qui arrive est soumis à une nécessité absolue, comme si, et parce que ce serait écrit dans un livre. Ce sacerdoce est immuable, mektoub funèbre, sur lequel seules des interventions de nature « surnaturelle » pourraient influer.

Au contraire, le déterminisme se présente comme un savoir, qui permettrait de prévoir. La philosophie de Francis Bacon en pose les fondations (on ne commande à la nature qu'en lui obéissant), parachevées par Claude Bernard, biologiste et contemporain de la dite « mort de Dieu ».

Ainsi le causalisme postule que chaque phénomène a une cause, qui l'aurait généré – quand le determinisme se contente de souligner l'existence de rapports de choses fixes, haha.

Le secret, c'est la substance noire. Ce groupe cellulaire, appartenant aux ganglions basaux, constitue le groupe dopaminergue le plus important du système nerveux central. Il recoit des afferences du striatum et du cortex cérébral, en particulier du cortex moteur, et prémoteur (fibres nigrostriatales, et fibres corticostriatales). Il émet des efférences vers le striatum, à son tour, à l aide du neurotransmetteur mythique, la Dopamine C, qui y joue un role inhibiteur. Ces voies nigrostriatales ont donc un effet régulateur négatif sur les neurones du striatum, qui ont eux mêmes un effet inhibiteur sur les impulsions motrices du cortex. Ainsi, la substance noire aurait un rôle dans l'initiation du mouvement, et dans la dynamique matérielle à son origine. Ainsi, la volonté n'est pas un concept physiologique. Mais il est l heure de se rouler son deuxieme pétard, et de tout oublier, encore, sans savoir quoi raconter, et l'impact des mots de la vérité, le Verbe, hélas – et Dieu qui était mort. L'Être n allait pas le répéter, encore une fois, ni le gueuler « il est fou », ou l'écho, encore, en apporter les traces sonores.

Par morula
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Jeudi 26 juillet 2007 4 26 /07 /Juil /2007 22:26
Toute pensée, tout acte de volition, plus ou moins conscient, se traduit par un mouvement dans l espace de l organisme considere, soit une modification de sa position, suite a une activation de fibres somatoefferentes correspondant à une émission d information. L activation des muscles du larynx permet la parole, logos, synonyme pour les grecs de raison. Des programmes de mouvement sont enregistrés dans le cervelet et vehicules le long de la moelle epiniere direction les nerfs peripheriques.

Qu est ce que la conscience sinon un stock d information en renouvellement constant ?

Les fonctions cognitives sont ces fonctions cerebrales d integration des systèmes sensoriels et moteurs, soit de l appareil de perception et d emission. Elles permettent d’interpreter ces données en fonction du contenu de la mémoire, et de les coordonner avec les états d attention, d emotion et de motivation correspondants. Dans leur totalité, ces fonctions cognitives determinent le concept du soi de l individu. Le cerveau est donc un système de procession de signaux, dans lequel l information est travaillée, enregistrée et convoquée. Ces modules existent sous formes d aires cerebrales et de cannevas d activité. Leur organisation est soumise à des facteur internes et externes. Les processus de nature adaptative des modules, dans le sens de l apprentissage ou de la memoire, resultent de modifications plastiques dans le domaine de la transmission des signaux. Enfin les aires associatives du cortex prefrontal, parietooccipitotemporal et limbique constituent des modules importants pour les fonctions cerebrales superieures.

Le système limbique.

Le concept du système limbique se fonde sur l observation clinique que apres dommage local de certaines zones du cerveau interviennent des modifications emotionnelles sans consequences cognitives ou sensomotrices. L’hypothese d un système emotionnel sous la forme d un circuit de feedback entre les structures phylogenetiquement agées du lobe limbique a été formulée. Ce cercle de Papez comprend le gyrus cingulaire, l hippocampe, le corps mamillaire et le noyau thalamique anterieur. Ainsi une aire particuliere du cortex cerebral, le gyrus cingulaire, correspondrait a la zone de perception des emotions – un circuit de feedback avec l hypothalamus permet la coordination fonctionnelle avec les fonctions somatovegetatives et les reactions hormonelles, comme l augmentation du rythme cardiaque et de la tension en rapport avec un phenomene de peur. Ce circuit de feeback transite par l hippocampe, et atteint par le fornix le corps mamillaire (reaction emotionnelle), avant de revenir a l origine en passant par les noyaux thalamiques anterieures.

Des dysfunctionnements de structures limbiques menent a la dissociation des processus emotionnels et cognitifs, avec pour consequences des troubles psychiatriques et neurologiques.
Par morula
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Jeudi 26 juillet 2007 4 26 /07 /Juil /2007 19:31
Qui s’est aventuré dans un hopital psychiatrique a du faire face a un paysage de désolation. Derrière le sas d’un service fermé, le désaroi monoaminergue laisse cours a toutes ses variations. Maniaques enfermés contre leur gré, par les familles ou un médecin zélé, schizophrènes léthargiques, demeurés divers, et enfin les grosses bonnes femmes, toujours en majorité. Qu’ont ils en commun sinon un déséquilibre dans le savant alchimisme de leur neurotransmetteurs ?
 
« Est sujet a recevoir des noms quoi que ce soit pouvant entrer ou etre pris en consideration dans un compte, et pouvant etre additionné avec un autre pour faire une somme, ou soustrait d un autre pour faire un reste.Les latins appelaient rationes les comptes monetaires, et ratiocinatio la comptabilité, et ce que nous appelond dans les états ou dans les livres de comptes, écritures, ils l appelaient nomina, c est a dire noms »  (Hobbes, Leviathan)

L’obscurantisme fachisant permet de faire des langues latines et grecques les... paradigmes du developpement de la raison dans l Histoire (Hegel), soit des stades du developpement humain. Soit de ceder au tropisme universel qui consiste à faire de sa civilisation mère le Tout dont se reclame l Etre (haha). 

Nietzsche, des origines de la responsabilité, qui est d abord... « Schuld », soit la fameuse dette. C est a dire que les actes s inscrivent, pour etre valides en tant que tels, dans le domaine du reel, soit des effets recherchés ou non. Ces effets auraient toujours une cause, qui serait sinon l intention mais l acte meme de l individu – le système juridique ne s attachera a l intention que bien plus tard (Foucault), en parallèle avec l emergence d un mode de distribution de la justice obeissant a une codification plus grande.

« Les Grecs n ont qu un mot, logos, pour parole et raison a la fois ; mais ce n est pas qu ils pensaient qu il y eut de la parole sans raison, mais qu il n est pas de raisonnement sans la parole »  (Hobbes, Leviathan)

La parole... enfin le phenomene d emission de son, à partir du larynx, gouverné par la volonté soit la conscience, est dirigé par une aire corticale particulière, l’aire de Broca. Cette zone est celle de la gestion moteur de l information, provenant de centre hiérarchiquement plus élevés, c est a dire antérieurs dans le temps de le processus de transmission de l information – plus pres de la source, le « soleil », qui serait cette âme ou encore la volonté, bonne ou mauvaise. L aire de Wernicke serait davantage le lieu de la reception de l information, puisqu il s agirait du fameux centre sensoriel du language.
Par morula
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Jeudi 26 juillet 2007 4 26 /07 /Juil /2007 19:29
Le système nerveux, les organes des sens et les glandes endocrines constituent un système d'intégration et de régulation. Cet ensemble est chargé d'enregistrer les variations du milieu intérieur et extérieur, de les analyser et d'y répondre par une réaction appropriée. Il contrôle et règle toutes les fonctions de l'organisme et assure les relations de ce dernier avec le milieu extérieur.

Dans le système nerveux, l'information est véhiculée sous forme d'influx qui parcourent les nerfs. Dans le système endocrinien, sous forme d'hormones libérées dans le sang. L’hypothalamus fait la jonction entre le système nerveux et le système endocrinien (en tant que centre emetteur des hormones libératrices, ou inhibitrices, Releasing and Inhibitating Hormones), de meme qu il gère l’involontaire, soit ce qui echappe a notre conscience, soit le vegetatif. 

Le système nerveux est divisé en système de perception et un système d’émission. Le cerveau (considéré en son ensemble comme les dérivats embryologiques du Proencephalon, du Mesencephalon, et du Rhombencephalon, qui se divisera lui meme en en Myelencephalon et un Metencephalon) et la moelle epiniere, avec les nerfs périphériques et les nerfs cérébraux, constituent le système nerveux central. Il gère des commandos moteurs multiples, issus d un centre virtuel (fictif, hypothetique) qui serait la volonté, soit les injonctions de l esprit a la chair, consideree en son etat vivant (mobile) comme l appareil musculaire. Le gras, lui, est immobile. Il ne repond a rien. Masse visqueuse, de trop, inutile en somme, dans nos pays industrialisés, caractérisés par l opulence.
Les centres reçoivent l'information véhiculée par les nerfs afférents (fibres sensitives et sensorielles). puis l'intègrent. Leurs ordres sont transmis aux organes effecteurs (muscles pour le système cérébro-spinal, viscères pour le système organo-végétatif) par les nerfs efférents 

Le siège de la raison ? 

S’il n’est pas aisé de définir la raison, son absence se manifeste à nous avec davantage de précision de manière intuitive. Le délire du malade mental en est le paradigme. Mais qu’est ce qui nous permet de classer une suite de pensée comme valide ou non ? Ou se trouve la ligne de démarcation entre santé et maladie ? Diagnostiquer les idées délirantes est le rôle du psychiatre, nanti de son expérience. La physiologie de la cognition repose sur le postulat que chaque processus psychique repose sur des mécanismes physiologiques. Ainsi la schizophrénie serait corrélée à des taux trop élevés de dopamine. Cette hypothèse se trouve confirmée par le fait que les médicaments de la classe des neuroleptiques, qui bloquent les récepteurs dopaminergues dans le système nerveux central, permettent de réduire les symptomes de la maladie. La part compacte de la substance noire constitue le groupe cellulaire dopaminergue le plus important. D’autres groupes neuronaux se situent dans les noyaux du diencephalon et du méséncephalon. Leur fonction consiste en la régulation de processus endocrinologiques et végétatifs. D’autres neurones mesencephaliques dopaminergues projettent dans les zones limbiques et y jouent un rôle dans les processus psychiques.

Par morula
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Jeudi 26 juillet 2007 4 26 /07 /Juil /2007 19:27
Dans la Théorie des sentiments moraux, Adam Smith explique que la nature de l'homme se caractérise d'abord par la sympathie qui se définit comme un « principe d'intérêt pour ce qui arrive aux autres », comme la « faculté de partager les passions des autres quelles qu'elles soient ».. La condition de possibilité de la sympathie se situe dans « la faculté que nous avons de nous mettre, par l'imagination, à la place des autres ». La sympathie n'est donc pas une passion mais, tout au contraire, un mouvement actif de substitution dont le ressort est l'imagination, et qui nous permet de souffrir des souffrances des autres, ou d’être heureux de leur bonheur.

La sympathie comme pivot de l echange economique
- l interet comme point d’orgue du contrat economique, et de l echange
- au contraire de ce que nous dit Adam Smith, la sympathie serait bien la garante du contrat economique – les deux participants ayant interet a considerer l interet d autrui a cooperer, soit son bonheur ou encore son utilité. Le « principe d interet pour ce qui arrive aux autres » est donc... le moteur de l Histoire. En effet, la responsabilité contractuelle se fonde sur la cooperation de deux agents au moins, guidée par leur faculté à bénéficier de l’échange.

Le rôle de la prolactine dans la neurogénèse de la sympathie a été démontré par des études scientifiques. Cette hormone de l’antéhypophyse, qui dirige en premier lieu la fonction de la glande mamillaire, est sécrétée à des taux différents par l’homme et la femme. Sa sécrétion est gouvernée en premier lieu par une hormone issue de l’hypothalamus, la thyrolibérine, mais aussi par d’autres facteurs comme les endomorphines, les hormones Angiotensin II et VIP. Plus intéressant, elle est inhibée par la fameuse dopamine, qui joue un rôle central dans le déclenchement et le deroulement de la schizophrenie.




Par morula
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Mercredi 25 juillet 2007 3 25 /07 /Juil /2007 11:38

Le système de democratie liberale subordonne les differences de condition au merite individuel. L’idéologie fascisante souligne l existence de ces memes inegalites et les legitime. Travail, famille, patrie, la vertu est correlee a l acharnement feroce et paisible à se construire une position. Se profile une distinction implicite entre forts et faibles, entre maitres et esclaves, entre aristocrates et manants. Nous assistons donc a l avenement d une societe de classe, dont le premier marché de l emploi constitue l etage superieur. La coherence du système est garantie par la logique seule, qui veut que l effort se voit remunere.

Le schizophrene, rebus de la societe meritocratique, se distingue par son incapacité a produire de la valeur ajoutee. Adulte handicappé, incapable majeur le plus souvent, il n a pour sa survie que le recours au système de charité publique. Le cerveau entravé par la consommation de neuroleptiques, ralenti, intellectuellement limité, il est incapable de fournir l effort cognitif necessaire a sa survie dans le premier marché de l emploi. Dans cette logique nazie qui est la notre, il est donc a considerer comme un etre inferieur.

Depuis la normalité serotonergue et dopaminergue, il est pleinement a considerer responsable de son echec. En effet, les phenomenes de depression sont assimilés a de l autocomplaisance. Mou, apathique, gras et lent, il lui revient de s en remettre aux avis medicaux et de les suivre. Incapable de fournir un effort de concentration soutenu, il est trop con, helas.

« Dans tous les domaines, la vertu est generalement ce qu on valorise comme etant superieure ; elle consiste en une comparaison : en effet, si toutes les choses etaient egalement reparties parmi les hommes, on attacherait de prix a rien. On entend toujours par vertus intellectuelles ces dons de l esprit que l on apprecie, valorise, et que l on desirerait posseder pour soi meme ».(Hobbes, Leviathan). La folie est donc le niveau zero de la valeur humaine, ce qui n est redevable qu au neant, et ne produit que le neant. Maladie honteuse par excellence, elle est ce grand secret que l on cache, haha, a chacun, et ce dont personne ne veut entendre parler.

Par morula
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Mercredi 25 juillet 2007 3 25 /07 /Juil /2007 10:19

Les processus de raison, c est a dire, l art d extraire des consequences logiques de propositions, sont soumis a des mecanismes physiologiques. Qu est ce la deraison ? Folie des grandeurs, delire de persecution, le reperage des idees delirantes semble relever du simple bon sens.

Qu est ce qui permet de diagnostiquer une suite de pensee comme non valide ? La folie serait elle un defaut de l intelligence ? Un excès de l imagination ? Physiologiquement, ses symptomes se calment avec des antagonistes dopaminergues. Ainsi les neuroleptiques permettent de diminuer ceux ci, ou de les reduire a neant, en instaurant un equilibre monoaminergue artificiel. La gestion du stock de dopamine est soumise a une influence exogene, sous apport periodique de substances bloquant les recepteurs D2 dans le striatum (ex : Haldol) ou D4 (Clozapin). Ces substances pharmaceutiques permettent d agir de maniere non specifique, générale, sur les dysfonctionnements les plus divers de la raison. Les idees delirantes se trouveraient ainsi « supprimées » en leur surgissement fortuit – mais subsisteraient dans la memoire. La folie est ce qui ne doit et ne peut jamais etre valorisé, une perte de temps, d energie, appartenant au domaine du non desirable. Le malade mental serait donc une sorte d Untermensch, défini par son essence, qui est le dysfonctionnement. Ainsi cet handicappé de l ame ne trouve son salut que dans la therapie chimique, des pillules a ingerer tous les soirs, avec plus ou moins d effets secondaires. Ceux ci font l objet de la bagatellisation du psychiatre. Ainsi l individu se trouve transformé en un autre, peut etre, qu il ne maitrise pas tout a fait, mais formatable, dirigeable, menable. S’il grossit, c est parce qu il est un porc, et s il dort, un paresseux.

On a pu considerer la psychiatrie contre un crime contre les droits individuels du malade, voire un crime contre l humanité. Le malade se voit privé de sa liberté, et dans bien des cas traité contre sa volonté. La machine judicopsychiatrique enferme les individus en se donnant bonne conscience, avec le plus souvent la complicité des proches. L appareil medical rappelle une assemblee de charlatans, nantis de leurs potions magiques, piqures, injections, medicaments, soit tout l attirail de controle chimique de l individu.

Mais a quoi bon le schizophrene a toujours tort.

Par morula
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